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Vivre au printemps

05/04/2015

Vivre au printemps

C'est beau, le printemps... - Auteur : P. Deruby

Entouré d’un Joseph, prêt à le charpenter, et d’une Clémence l’appelant à la douceur, Herbert  le marsien nous offre son PRINTEMPS. Formidable présent pour un avenir à trois mois. Si vite passé.

 

Généreux, il nous permet de compter nos années en l’utilisant comme unité de substitution. Une pratique que nous aurions tous avantage à perpétuer. Tant que nous ne compterons ni en automnes ni en hivers, nous pourrons croire à notre éternelle jeunesse, même affectée de relativité.

 

Car ce sacré printemps (merci M. Stravinsky), synonyme de renouveau, est  associé au « bel âge », à la « fleur de l’âge ». Clément Marot, poète oublié du XVIème (siècle) nous le disait d’un touchant aveu : « Sur le printemps de ma jeunesse folle, je ressemblais l’hirondelle qui vole ».

 

Oui, beau cadeau en vérité que cette saison de renaissance. Savourons sans retenue notre plaisir d’observer les bourgeons éclatant de couleurs, d’écouter le chant du gai pinson et de ses amis, de respirer le parfum des premières fleurs de l’année ! Sachons basculer nos sens de « PAUSE » à « PLAY » en réapprenant à regarder, à prêter l’oreille, à humer, tous ces plaisirs que la nature nous propose avec désintéressement. Alors que, convenons-en, nous payons parfois pour d’autres qui ne les valent pas.

 

Il nous est presque fait devoir d’en profiter en songeant que le printemps n’est pas donné à tout le monde. Les Indonésiens n’ont droit qu’à une mousson sèche de mai à octobre, une mousson humide, de novembre à avril. Pour les Caribéens, c’est l’inverse : saison sèche de novembre à mai, et  saison humide de juin à octobre durant laquelle les cyclones menacent. Quant aux Scandinaves, ils n’ont qu’un demi-printemps qui commence en mai pour se terminer mi-juin. Franchement, n’est-ce pas une chance de vivre sous une latitude ouverte aux ruptures trimestrielles ?

 

En nous sortant de l’hiver pour nous entrainer vers l’été, le printemps nous joue en douceur la double transition, de la froidure à la chaleur, de la grisaille à la lumière. Modeste, il laisse à son successeur la paternité de l’horaire décalé qu’il nous amène pourtant lui-même à la fin de mars. Grâce à lui, nos soirées sont plus longues. Elles ne font que croître après l’éphémère point d’équinoxe où jour et nuit sont d’une durée rigoureusement identique. Heureusement, c’est aussi vrai le matin. Ceux dont les obligations ou les habitudes les poussent à un réveil aux aurores se réjouissent d’une clarté plus précoce.

 

Comme tout ce qui est beau, ce qui est bon, le printemps inspire les artistes. Tandis que Claude François est affirmatif « Y’a le printemps qui chante ! », Jean Ferrat nous interpelle  « Au printemps, de quoi rêvais-tu ? ». Fugain et son joyeux Bazar font titre simple avec « Le printemps », comme Brel avec « Au printemps ». Dans un registre plus instrumental, Vivaldi avec ses « Quatre saisons » ou Debussy  avec « Les saisons » ont aussi donné de l’œuvre à l’avant-été. Autant qu’à ses frères, il est vrai. Il n’est pas jusqu’à Sa Majesté Louis XIV, elle-même, pour lui avoir fait dédier une sculpture allégorique bien en vue à Versailles. Tant de vénération devrait appeller notre attention.

 

De la renaissance en passant par le renouveau, on peut aller – pourquoi pas – jusqu’à la Révolution. Nous n’avons pas oublié le Printemps de Prague, quand en 1968 Alexander Dubcek tentait de donner à son pays « un socialisme à visage humain », vite réprimé par les chars soviétiques. Nous n’oublions pas non plus le Printemps Arabe de 2011, conduit par une jeunesse avide d’une démocratie qu’elle n’a pas trouvée.

 

Pour nous Français et nos voisins européens, la démocratie et la liberté sont tellement naturelles que nous ne les voyons même plus. Et pourtant, quelle richesse si peu partagée sur notre planète. Un peu comme le printemps !

  Je vous laisse prolonger à votre convenance cette accidentelle association d’idées.

 

 

                                                                                                                                             Pierre DERUBY                                                                                                                                           Libre penseur

                                                                                                                                     24 mars 2015

Altercations Le Festival de Cannes

Annie FONTAINE

J'adore !...

PATRIGEON

Salut Jean-Henry et autres lecteurs,
je suis dans la cible ... couple de retraités aisés .... et donc électeur de Macron ; pour autant je ne me reconnais pas , Jean-Henry, dans tes qualificatifs "démocratie oligarque , fortuné et ploutocrate" , tu pousses mais connaissant ton côté théâtral et provoc ... .
Le sénat est pour moi le symbole d'une France sclérosée avec ses hobereaux locaux défendant leurs pouvoirs dans le mille-feuille territorial fabriqué par nos politiques de tous bords. Alors pas étonnant que nos sénateurs se regénérent entre eux tous les 3 ans en se présentant comme les défenseurs de nos dizaines de milliers de communes , inter-communalités , agglos, départements etc .
Et si on supprimait quelques symboles ? histoire de montrer que le changement c'est maintenant et pour tous .

Bonjour Jean-Louis,
Merci pour ta transparence. Ne vois aucune injure dans ces mots d'oligarchie ou de ploutocratie ! Cette classe sociale existe, et Jupiter la cible donc à bon escient ! Je ne veux pas revenir sur le rôle et la légitimité du Sénat ; les médias s'en chargent. En revanche que fait notre Président vis-à-vis des classes sociales les moins aisées ? (à part l'APL ?) Ces classes sociales moins aisées me semblent délaissées et je ne désire pas que les LR les abandonnent aux partis extrémistes !
Bien à toi,
JHM