Vous pouvez correspondre avec les auteurs des articles en complétant la rubrique "Commentaires" en bas de page

Délire astronomique

07/10/2015

Délire astronomique

Quelques réflexions sur notre satellite lunaire - Auteur : P. Deruby

Il y a 10 jours à peine, la collectivité médiatique nationale s’enflammait pour une éclipse de soleil, qualifiée de partielle. Belle preuve de nombrilisme hexagonal, à l’heure où une poignée d’insulaires, entre Ecosse et Islande, connaissaient - eux - quelques secondes d’obscurité totale.

 

Là n’est pas le propos. L’événement, balayé par d’autres depuis, nous donnait l’occasion, pas si fréquente, d’évoquer la compagne de nos nuits. Presque toutes nos nuits. Je veux parler de la lune bien sur, à qui je voue une certaine tendresse. Pâle sentiment, j’en conviens, comparé à l’amour qu’un certain Jonasz n’hésite pas à lui déclarer en chanson. Mais je me plais à penser que cette pâleur, justement, lui rend hommage.

 

Cette jeune impertinente, née d’un fracas terrestre il y a près de quatre milliards d’années,  est à classer parmi les multirécidivistes. A intervalles non réguliers, elle ose faire de l’ombre à l’astre majeur de notre galaxie, un peu comme le moucheron se joue du lion chez Jean de La Fontaine. Malicieuse calculatrice, elle cherche à se valoriser à nos yeux en compensant sa faible taille (400 fois plus petite que celle du soleil) par sa plus grande proximité (400 fois plus près de nous que le soleil). En attendant le bon moment. Celui où nos trois sphères auto-rotatives tourbillonnent sur le même axe. C’est alors, qu’audacieuse, elle invite son N+2 à un éphémère bal masqué.

 

Ceux qui s’interrogent sur le sexe des anges ne manquent pas de le faire à propos du sien. C’est pourtant sans suspense. Son cycle de 28 jours nous en rappelle un autre. Et nous ne pouvons pas douter du classicisme des mœurs de celui avec qui elle a, depuis toujours, rendez-vous selon Trenet. Mais je m’égare ... du nord que je ne veux pas perdre car, souvenons-nous, « Tout ça ne vaut pas un clair de lune à Maubeuge ».

 

Les religions se la disputent. L’Islam lui rend l’honneur d’adopter son calendrier, tandis que le reste du monde en est au Grégorien. Ce qui donne par transposition un ramadan flottant de 11 jours chaque année pour ceux qui ont quitté les sous-cieux d’Allah. Il lui en rend d’autres encore (l’Islam). Regardez les drapeaux de l’Algérie, de l’Egypte, de la Lybie, du Pakistan, de la Tunisie, pour ne citer qu’eux.

 

Ils nous rappellent l’héritage mésopotamien de ces ex-peuples nomades, avec les repères qui guidaient leurs pérégrinations nocturnes. Observez aussi les cimes des mosquées. Vous serez convaincus.

 

La Chrétienté n’est pas en reste, qui drape sa vierge catholique d’une cape de soleil attachée à un manteau d’étoiles et lui pose les pieds sur la lune. Et, comme pour se faire pardonner son indépendance dans la mesure du temps, elle donne forme et fond lunaires aux horloges de ses églises. Symbolique compensation.


Quelles que soient nos convictions, elle est, indubitablement très proche de nous. Très sœur presque. Car nous aussi, sommes des dérivés de poussières d’étoiles. Gageons qu’il y a des paramètres communs dans nos ADN respectifs. Au point qu’elle agit sur nos humeurs. Elle peut nous rendre sereins, anxieux, ou ... lunatiques, selon qu’elle se dévoile plus ou moins, ou encore s’absente trois nuits de suite. Elle influence aussi les animaux, les prédateurs en particulier qui connaissent parfaitement les modalités de ses apparitions. La nature toute entière est sous son emprise. A l’exemple des marées de nos mers et océans qu’elle chahute parfois, bien que, s’étant éloignée de nous, elle les malmène beaucoup moins depuis 3 milliards d’années. Vive la marée, diront certains. Vive la mariée, leur répondrons-nous, voyant avec attendrissement les jeunes ou moins jeunes couples entamer ... leur lune de miel.

 

Très proche de nous, elle l’est aussi en distance. A peine 385 000 kms. Dérisoire dans notre immense univers. Le voyage en cabine Apollo ne demande pas plus de quatre jours. Reconnaissons que pour goûter au plaisir de marcher sur la mer de la Tranquillité, c’est peu. Hergé en avait fait une fiction en 1954. Quinze ans plus tard, Neil Armstrong et Buzz Aldrin l’ont transformé en réalité. Imités au cours des trois années suivantes par dix de leurs compatriotes. Grands moments !

 

Avant d’en terminer, il me tient à cœur de clarifier un malentendu lié à la richesse de notre langue. A la pluralité des sens qu’elle attribue à certains de nos mots. Je m’explique. N’allez pas croire que la lune est CON, comme le dit l’expression CON sacrée. Car elle réfléchit. Oui, elle réfléchit la lumière du soleil. Ce faisant, elle devient elle-même Lumière. Qui oserait prétendre qu’une lumière est CON ? Sauf à vouloir faire se retourner dans leurs tombes les philosophes du XVIIIème (siècle). Précisément, c’est de cette époque que datent la version 2 du mot lune signifiant séant, derrière, et l’expression associée qui méprisait cette partie charnue de notre individu.


Intervertir les sens n’est pas sans danger. Car retenir cette version 2 pour l’expression « Etre dans la lune » nous conduirait en rivage sodomite, alors qu’il s’agit plus poétiquement de rêverie. Mais ce n’est que mon avis, comme dirait Jean-Michel Aphatie. Entre ces deux options, chacun est bien libre de choisir LUNE ou l’autre.

 

                                               Pierre DERUBY                                                                                                      Libre penseur                                                                                                        28 mars 2015

Extrême Droite (2), le Retour Impossible Arche de Noé

Annie FONTAINE

J'adore !...

PATRIGEON

Salut Jean-Henry et autres lecteurs,
je suis dans la cible ... couple de retraités aisés .... et donc électeur de Macron ; pour autant je ne me reconnais pas , Jean-Henry, dans tes qualificatifs "démocratie oligarque , fortuné et ploutocrate" , tu pousses mais connaissant ton côté théâtral et provoc ... .
Le sénat est pour moi le symbole d'une France sclérosée avec ses hobereaux locaux défendant leurs pouvoirs dans le mille-feuille territorial fabriqué par nos politiques de tous bords. Alors pas étonnant que nos sénateurs se regénérent entre eux tous les 3 ans en se présentant comme les défenseurs de nos dizaines de milliers de communes , inter-communalités , agglos, départements etc .
Et si on supprimait quelques symboles ? histoire de montrer que le changement c'est maintenant et pour tous .

Bonjour Jean-Louis,
Merci pour ta transparence. Ne vois aucune injure dans ces mots d'oligarchie ou de ploutocratie ! Cette classe sociale existe, et Jupiter la cible donc à bon escient ! Je ne veux pas revenir sur le rôle et la légitimité du Sénat ; les médias s'en chargent. En revanche que fait notre Président vis-à-vis des classes sociales les moins aisées ? (à part l'APL ?) Ces classes sociales moins aisées me semblent délaissées et je ne désire pas que les LR les abandonnent aux partis extrémistes !
Bien à toi,
JHM