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Tous à poil !

02/05/2015

Tous à poil !

Par la lecture, l'enfant peut "ouvrir ses fenêtres" - Auteur : S. Künczé

Dans les années 50, le livre pour enfants « Fifi Brindacier » fit scandale : il racontait l’histoire de Fifi, haute comme trois pommes, mais forte comme un turc, riche comme crésus, et libre comme l'air ! Dans les années 80, des élus ont tenté de la faire rayer des listes des bibliothèques. Pensez donc ! Quel exemple pour les petites filles bien sages de cette époque ! N’oublions pas non plus que bien avant, la comtesse de Ségur avait  bousculé son siècle avec ses « Malheurs de Sophie ».


En 1978, mêmes réactions scandalisées d'une partie de la France après les publications des premiers livres sur le divorce, ou ceux qui abordait l'homosexualité, comme l'histoire de Julie qui avait une ombre de garçon, paru en 1976 et réédité en 2009 ou, plus subtil, le personnage de Claudine, garçon manqué du «Club des cinq», qui se fait appeler Claude. Après 1968, on s'est interrogé sur ce qu'était un enfant, on s'est mis à leur parler, à les écouter.

 

Comme  la société, les livres pour enfants, eux aussi, se sont émancipés.


Le livre « Tous à poil ? Je vous l'aurais bien montré, mais j'ai tout vendu ! » Avec une jubilation un peu ironique, ce libraire répond à des parents qui ont franchi le seuil de sa boutique pour le réclamer.

 

L'objet du délit est connu : sur chacune des 20 pages un aplat de couleur barré du même mantra « A poil ! » -le bébé ; les voisins ; le policier ; la maîtresse-, avec illustrations convenables à l’appui. L'affront commis par les auteurs, Marc DANIAU et Claire FRANEK ? Avoir simplement voulu dédramatiser la nudité…

 

Et si les choses dangereuses pour les enfants se trouvaient ailleurs que dans les livres : sur les publicités affichées dans la rue et dans certains programmes à la télévision, par exemple !  Depuis quand devient-on homosexuel à la lecture d’un livre ? Il faudrait peut-être arrêter de coller nos histoires d'adultes sur les lectures d'enfants. La littérature pour enfant  n'est pas le lieu de l'apprentissage et de l'éducation, ni morale, ni sexuelle. La littérature raconte des histoires. La fiction permet aux enfants de se comprendre, d'apprendre l'autre, de se confronter aux peurs qui les taraudent, d'apporter des réponses aux multiples interrogations qui les traversent. 


Les livres ouvrent l'esprit des enfants et leur  donnent des valeurs, dont l'insolence ou le goût de la liberté ; les livres à couverture rose sur le maquillage et bleu sur le bricolage sont dépassés : à partir du moment où le livre a des qualités littéraires et humaines, il est important qu’il parle aux enfants d'aujourd'hui, de tous les lieux, de toutes les situations, de tous les possibles. L’enfant a besoin de livres pour '"ouvrir les fenêtres".

 

Stanislas KUNCZE

Auteur-compositeur-interprète

02/05/2015

Le Festival de Cannes Voici le joli mois de mai

Annie FONTAINE

J'adore !...

PATRIGEON

Salut Jean-Henry et autres lecteurs,
je suis dans la cible ... couple de retraités aisés .... et donc électeur de Macron ; pour autant je ne me reconnais pas , Jean-Henry, dans tes qualificatifs "démocratie oligarque , fortuné et ploutocrate" , tu pousses mais connaissant ton côté théâtral et provoc ... .
Le sénat est pour moi le symbole d'une France sclérosée avec ses hobereaux locaux défendant leurs pouvoirs dans le mille-feuille territorial fabriqué par nos politiques de tous bords. Alors pas étonnant que nos sénateurs se regénérent entre eux tous les 3 ans en se présentant comme les défenseurs de nos dizaines de milliers de communes , inter-communalités , agglos, départements etc .
Et si on supprimait quelques symboles ? histoire de montrer que le changement c'est maintenant et pour tous .

Bonjour Jean-Louis,
Merci pour ta transparence. Ne vois aucune injure dans ces mots d'oligarchie ou de ploutocratie ! Cette classe sociale existe, et Jupiter la cible donc à bon escient ! Je ne veux pas revenir sur le rôle et la légitimité du Sénat ; les médias s'en chargent. En revanche que fait notre Président vis-à-vis des classes sociales les moins aisées ? (à part l'APL ?) Ces classes sociales moins aisées me semblent délaissées et je ne désire pas que les LR les abandonnent aux partis extrémistes !
Bien à toi,
JHM