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Eté 2015

06/11/2015

Eté 2015

Si l'été est de porcelaine*, prenons en soin - Auteur : Pierre DERUBY

Il y a tout juste trois mois, je rédigeais un premier billet pour cette tribune libre, espérant intéresser ou distraire ceux et celles qui voudraient bien le lire. C’était sur le thème du printemps. A 72 heures de son terme, la tentation de récidiver en lantiponnant sur la nouvelle saison qui s’annonce est trop forte pour y résister. Décidément, ce 18 juin est bien le jour des appels !


Après le premier équinoxe de l’année, générateur – comme son frère de septembre - d’une égalité parfaite entre jour et nuit, voici le solstice d’été faisant la part belle au premier, au détriment de la seconde. C’est sûr, avec son record d’un peu plus de 16 heures, le 21 juin mérite bien son titre de jour le plus long. Ceux qui, l’hiver venu, avaient dû piocher dans leurs économies pour s’offrir de coûteuses séances d’une luminothérapie salutaire, pourront pendant quelques semaines en faire l’économie. Réjouissons nous donc, de cette abondante lumière sans laquelle l’homme s’étiole sans toujours le savoir. Les tyrans et tortionnaires, eux, ne l’ignorent pas, qui en font un outil essentiel de leur répression.


Plus la clarté est durable, plus les chances augmentent d’avoir aussi de la chaleur. De fait, la période est propice aux étirements répétés du mercure dans les tubes où il se ratatine en d’autres temps. Mais à trop battre des records, il amène parfois les flammes dans nos forêts, déshydrate les corps des faibles, brûle ceux des imprudents ... Quelle médaille n’a pas son revers !


Bien des fleurs éphémères ont déjà disparu lorsqu’arrive la 4ème semaine de juin.  Certaines, remarquables d’abnégation, ont laissé la place aux fruits, leur recommandant d’arborer eux aussi de belles couleurs. Ceux qui ont la chance d’en avoir dans leur jardin savent qu’ils ont moins à craindre des maraudeurs que de toutes ces autres espèces qui partagent avec nous la planète. Hélas, ou heureusement, le combat engagé ne couronne pas toujours le plus grand prédateur, parfois piteusement réduit à devoir s’approvisionner chez le commerçant du coin, malgré tous ses efforts.

Le hasard du calendrier 2015 réunit le jour d’ouverture de la belle saison deux fêtes populaires. La Fête des Pères qui glorifie une multitude de géniteurs dont le mérite est à chercher ailleurs que dans la conception. Et la Fête de la Musique, née dans notre hexagone en 1982, et reprise depuis dans plus de 120 pays à travers le monde. Belle et bonne fête en vérité, car elle ouvre la porte à TOUTES les musiques sans sectarisme. Non seulement elle n’exclut pas, mais bien plus, elle rapproche les gens dans la joie et la culture. De quoi vous faire aimer l’humanité entière ! Enfin presque ...

 

Cette fête internationale n’est d’ailleurs que le prélude, dans notre hexagone, aux nombreux festivals des mois de juillet et août : Eurockéennes, Jazz à Vienne, Festival d’Aix en Provence ... qui réunissent toutes sortes de clientèles. Pas de doute, la chaleur et le plein air sont propices aux vibrations communes.

 

A part la musique, il n’y a guère que le sport pour rassembler le public dans un élan positif comparable. Certes, avec parfois des dérives, mais les rave-parties n’en sont pas toujours exemptes non plus. Ne raisonnons donc pas sur les exceptions. Le sport, justement, c’est aussi un des thèmes forts de l’été. Non seulement par le nombre et la dimension des événements de grande audience programmés. Mais surtout par la stimulation qu’il exerce sur beaucoup d’entre nous. Identification aux champions pour certains, volonté de pouvoir entrer à nouveau dans le maillot de l’an dernier pour d’autres.

 

Précisément, il y a ce corps dont on veut être fier, ou à tout le moins ne pas en avoir trop honte, avant de l’exposer au regard des autres. On joue sur les formes, dans les salles de musculation, de fitness, ou sur les couleurs en se faisant dorer dans une cabine d’U.V. A cette époque de l’année, la crème devient dangereuse quand on la mange, providentielle quand on s’en badigeonne.

 

Si près de la dernière ligne de ce papier, il devient urgent d’écrire le mot vacances, tant la belle saison leur est étroitement associée. A nous les grands espaces, la découverte, le farniente, la fête, ou d’autres activités selon nos goûts et nos possibilités. Nous allons enfin pouvoir faire autre chose, nous adonner à ce que nous négligeons si souvent à contrecœur, prendre le temps tout simplement.

 

De quoi tourner le dos à la morosité bien française des autres jours. Même les médias s’y mettent. Nos journaux télévisés s’adonnent au positivisme. On ne les reconnait plus.

 

Avec un peu de chance, nous aurons droit à un été indien pour jouer les prolongations. Mais n’oublions pas qu’avoir été ne nous empêche pas de penser aussi à être ! C’est ce à quoi je vais m’employer pour mieux vous retrouver à la rentrée.

 

(*) Un été de porcelaine : célèbre chanson de Mort SCHUMAN, chanteur américain d’expression française disparu en 1991. 

 

Pierre DERUBY

Libre penseur

18/06/2015

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Annie FONTAINE

J'adore !...

PATRIGEON

Salut Jean-Henry et autres lecteurs,
je suis dans la cible ... couple de retraités aisés .... et donc électeur de Macron ; pour autant je ne me reconnais pas , Jean-Henry, dans tes qualificatifs "démocratie oligarque , fortuné et ploutocrate" , tu pousses mais connaissant ton côté théâtral et provoc ... .
Le sénat est pour moi le symbole d'une France sclérosée avec ses hobereaux locaux défendant leurs pouvoirs dans le mille-feuille territorial fabriqué par nos politiques de tous bords. Alors pas étonnant que nos sénateurs se regénérent entre eux tous les 3 ans en se présentant comme les défenseurs de nos dizaines de milliers de communes , inter-communalités , agglos, départements etc .
Et si on supprimait quelques symboles ? histoire de montrer que le changement c'est maintenant et pour tous .

Bonjour Jean-Louis,
Merci pour ta transparence. Ne vois aucune injure dans ces mots d'oligarchie ou de ploutocratie ! Cette classe sociale existe, et Jupiter la cible donc à bon escient ! Je ne veux pas revenir sur le rôle et la légitimité du Sénat ; les médias s'en chargent. En revanche que fait notre Président vis-à-vis des classes sociales les moins aisées ? (à part l'APL ?) Ces classes sociales moins aisées me semblent délaissées et je ne désire pas que les LR les abandonnent aux partis extrémistes !
Bien à toi,
JHM