Vous pouvez correspondre avec les auteurs des articles en complétant la rubrique "Commentaires" en bas de page

COP 21 (Conférence Paris Climat 2015)

08/09/2015

COP 21 (Conférence Paris Climat 2015)

En avons-nous enfin fini avec la politique de l’autruche ? - Auteur : Pierre DERUBY

Fils d’un fonctionnaire de police, je tiens peut-être de cette ascendance un penchant naturel à tenter d’élucider les énigmes criminelles.

 

J’en suis encore là, au cœur de l’été, lorsque soudain, le jeudi 13 août, se révèle au grand jour la plus énorme des empreintes. Celle de l’humanité toute entière sur son environnement. Forte de ses 7.3 milliards d’individualités, elle vient de dépouiller, en moins de huit mois, les ressources que la nature peut produire en un an. Chaque année, depuis 1970, où le premier « Jour du dépassement » a été enregistré, elle améliore son record : 3 novembre en 1980, 13 octobre en 1990, 4 octobre en 2000, 28 août en 2010. Jusqu’où ira-t-elle ?

 

La nature, si belle, si généreuse, n’en finit pas d’agoniser : déforestation, pollution des eaux, de l’air, des sols, disparition massive d’espèces animales, réchauffement et dérèglements climatiques, ...

 

Dans cette affaire, nul besoin d’enquête. Le coupable est tout trouvé. Chacun le voit dans le reflet de son miroir. C’est lui, c’est nous. Nous qui, d’abord par inconscience, puis par irresponsabilité, développons un mode de vie particulièrement destructeur. Certes, il y a quelques décades, on nous parlait déjà de menace. La taille et la chaleur du soleil allaient augmenter, entrainant une élévation de la température sur terre jusqu’à 70°. Mais à un horizon d’environ un milliard d’années. De quoi voir venir, se disait « l’homo egoïstus ». Pour lui, il n’y avait de menace qu’extérieure et lointaine. Dès lors, pourquoi se priver. Il pouvait tuer, piller, polluer, pour son bien-être, sans se soucier des conséquences.

 

Grisé par ses succès, ivre de ses découvertes et inventions, le voila qui devient de plus en plus arrogant, aveugle, et ... fou. Et comme « Plus on est de fous, plus on rit », il s’acharne à se multiplier, encourageant la natalité, cherchant à vivre de plus en plus longtemps, jusqu’à rêver d’immortalité. Les résultats sont là : 5 Milliards de terriens en 1987, 6 en 2000, 7 en 2011. Et demain ? 8.5 Milliards annoncés pour 2030, 9 pour 2050. Ne faudra-t-il pas plutôt dire alors, comme Coluche : « Plus on est de fous, moins il y a de riz ? ».

 

Soit, depuis plus de dix ans, de nombreuses ONG, notamment WWF avec son rapport annuel « Planète Vivante » cherchent à attirer l’attention des autorités et des individus sur la gravité et l’imminence du danger. Mais les unes et les autres s’enferment dans une politique de l’autruche, dans un égoïsme communautaire.

 

L’échange est à peu près le suivant : « Nous sommes nombreux et, c’est vrai, de plus en plus, mais nous consommons peu et nous avons besoin de bras », disent les pays en voie de développement. « Nous consommons davantage, mais nous ne sommes pas si nombreux, et nous maîtrisons notre croissance démographique » plaident de leur côté les pays les plus riches. Quant aux pays émergents, leur point de vue s’exprime en interrogation : « Devrions nous, après tant d’efforts, renoncer aux facilités et au confort que d’autres s’offrent depuis des dizaines d’années ? ».

 

Au vu de ce que nous observons depuis quelque temps et de ce qui s’annonce, n’est-il pas urgent de dépasser les clivages géographiques et économiques ?

 

L’organisation, en novembre et décembre prochains, de la COP 21 (Conférence Paris Climat 2015) dans notre pays va dans ce sens. Près de 200 nations y seront représentées. Mais l’appellation même de cette conférence « sur les changements climatiques » est-elle suffisamment mobilisatrice ? N’est-ce pas d’abord et surtout, l’avenir de la démographie mondiale, celui de nos modes de production et de consommation qui sont en cause ?

 

Ne faisons toutefois pas la fine bouche. Tout ce qui va dans le sens d’une réflexion (et d’un plan d’actions) à l’échelle mondiale sur le futur de notre planète est bon à prendre. Car c’est aussi le nôtre, et plus encore, celui de nos enfants et des générations à venir qui est en cause. Il en va (peut-être) de leur SURVIE, ou à tout le moins de leur QUALITE DE VIE dans ce qu’elle a de plus basique.

 

Les solutions existent pour différer les échéances. Si les décideurs sollicitent et écoutent les experts, ils peuvent se les approprier et les mettre en pratique avec le concours des peuples. Quel formidable succès ce serait alors pour l’humanité si elle parvenait à parler d’une seule voix, et à agir d’un même élan pour offrir à ses héritiers UNE BELLE ESPERANCE DE VIE ! Ou, pour mieux le dire sans risque de confusion, L’ESPERANCE D’UNE BELLE VIE !

 

Dans mon optimisme viscéral, je me prends à envisager l’adhésion du plus grand nombre aux mesures à prendre d’urgence. Sur une question aussi cruciale, un enthousiasme collectif pourrait avoir un effet d’entrainement inédit et vaincre les réticences ou les oppositions les plus farouches. Des bourses et des forums d’idées pourraient se développer pour échanger les bonnes pratiques.

 

Et pourquoi pas un monde apaisé et fraternel sur une planète préservée, me direz-vous ? Chiche, on a bien le droit de rêver... et, me semble-t-il, le devoir ne pas renoncer à ce qui nous semble juste et bon pour le bien commun.

 

Pierre DERUBY 

Libre penseur

16 septembre 2015 

Daniel Cohn-Bendit : citoyen français Leçons de morale

Annie FONTAINE

J'adore !...

PATRIGEON

Salut Jean-Henry et autres lecteurs,
je suis dans la cible ... couple de retraités aisés .... et donc électeur de Macron ; pour autant je ne me reconnais pas , Jean-Henry, dans tes qualificatifs "démocratie oligarque , fortuné et ploutocrate" , tu pousses mais connaissant ton côté théâtral et provoc ... .
Le sénat est pour moi le symbole d'une France sclérosée avec ses hobereaux locaux défendant leurs pouvoirs dans le mille-feuille territorial fabriqué par nos politiques de tous bords. Alors pas étonnant que nos sénateurs se regénérent entre eux tous les 3 ans en se présentant comme les défenseurs de nos dizaines de milliers de communes , inter-communalités , agglos, départements etc .
Et si on supprimait quelques symboles ? histoire de montrer que le changement c'est maintenant et pour tous .

Bonjour Jean-Louis,
Merci pour ta transparence. Ne vois aucune injure dans ces mots d'oligarchie ou de ploutocratie ! Cette classe sociale existe, et Jupiter la cible donc à bon escient ! Je ne veux pas revenir sur le rôle et la légitimité du Sénat ; les médias s'en chargent. En revanche que fait notre Président vis-à-vis des classes sociales les moins aisées ? (à part l'APL ?) Ces classes sociales moins aisées me semblent délaissées et je ne désire pas que les LR les abandonnent aux partis extrémistes !
Bien à toi,
JHM